J’ai toujours fait beaucoup de danse classique.
Bon, essentiellement petite jusqu’à mes années d’étudiante, plus épisodiquement ces dernières années. Difficile de trouver une heure de cours qui puisse se caler pile dans un moment libre de mon emploi du temps. Du coup je me rattrape en allant courir plusieurs fois par semaine. J’ai une douche au bureau (les personnes qui passent au bureau sont toujours étonnées, moi je trouve que c’est indispensable). Donc entre midi et deux, hop hop, je trotte une petite heure. En ce moment, comme il fait définitivement trop chaud pour courir le midi dans de bonnes conditions, je vais nager à la piscine. C’est toute une organisation mais ça me fait un bien fou !

Mais la danse classique revient de temps en temps. J’ai tellement envie de la pratiquer, que je me débrouille pour trouver un cours pas trop loin du bureau. Ça ne dure qu’un temps, mais c’est toujours ça de pris.

J’aime la danse classique parce que c’est une activité qui demande une très grande rigueur, beaucoup de persévérance et de patience (au secours, la fille qui est dans l’hyper contrôle). Et une très grande concentration. Il faut tellement se centrer sur son corps pour chaque mouvement (rentrer les fesses, le ventre, baisser les épaules, tendre la nuque, ouvrir le pied, les mains parfaitement placées, le genou en dehors…. Gnnni, j’ai fait une pirouette, trop bien !), que pendant ce temps, mon cerveau n’a aucun espace disponible pour penser à autre chose.

Un peu comme un cours de méditation, sauf que les muscles souffrent un peu plus et qu’il y a de la musique.

L’autre jour je suis tombée sur cette photo de Audrey Hepburn à un de ses nombreux cours de danse classique. Et ça m’a donné à nouveau très envie de m’y remettre.

Ce que j’aime dans cette photo, c’est son attitude, sa moue boudeuse.
Ça me rappelle quand j’étais petite. J’étais absolument terrifiée par mon cours de danse classique. Et en même temps je n’en ratais pas un. J’étais terrorisée par la difficulté de l’exercice, la rigueur de ma professeure (qui était très exigeante) et les miroirs partout qui me renvoyaient en pleine face les imperfections de chacun de mes mouvements.
J’avais très peur des représentations de fin d’années. Et en même temps, c’était un moment que j’adorais absolument : les répétitions sur la scène, le maquillage en coulisses, les tresses et les chignons impeccables. C’était génial !

C’est drôle car c’est un sentiment qui m’est resté. Aujourd’hui, à chaque fois que je me retrouve à un cours de danse classique, je ressens la même appréhension devant le miroir. La même peur du mouvement mal exécuté. Mais j’y vais quand même. Et j’adore toujours ça !