J’aime les bijoux de tous les jours.
Ces bijoux qu’on ne porte pas comme des accessoires. Ils sont comme des petites habitudes qui nous accompagnent et nous rassurent.

Je regarde souvent sur les mains et les poignets des femmes ces bijoux qui semblent ne jamais les quitter. Ça se sent, ils sont comme gravés dans leur peau. Certaines bagues sont d’ailleurs comme prisonnières de l’épaisseur d’un doigt. Impossible de les enlever.

Je n’aborde pas la façon dont je choisis un bijou et un vêtement de la même manière. Pour moi le bijou est un symbole. Il représente quelque-chose de précis. Je sais que ce n’est pas le cas pour nous tous. Je me souviens d’une conversation endiablée en cours de création à l’école d’Art. On nous avait demandé de dessiner une ligne de bijoux puis de l’exposer en cours. Une de mes camarade de classe me soutenait qu’il n’y avait pas de différence entre porter un vêtement ou un bijou. Alors que tout mon exposé reposait sur l’idée opposée. J’avais dessiné des bijoux simples que chacun pourrait apprivoiser et conserver longtemps.

Il y a comme ça quelques pièces qui ne me quittent jamais.
Ma bague de fiançailles (bien sûr !!).
Une bague et un bracelet MimiOui de Dior.
Une bague du créateur Jacek Byczewski, achetée en Pologne il y a des années alors que je me rendais au mariage d’un couple d’amis.

Je tiens beaucoup à chacun de ces bijoux, qui symbolisent des moments importants de ma vie.

Il a quelques années, j’ai perdu un de mes bijoux fétiches. Une chevalière pour petit doigt pour femme. Toute simple et en même temps originale car vraiment petite. Je l’ai perdue en me baignant dans la mer, en Bretagne. C’est idiot mais j’ai mis des jours à m’en remettre.

Je me souviens de cette petite bague, alors je l’ai redessinée comme elle est dans mon souvenir. Je me dis qu’un jour, je pourrais en faire fabriquer une à l’identique…